4.48 PSYCHOSE - Sarah Kane

Une femme enfermée dans les plis de son esprit.
Elle n'en oublie pas pour autant que son équilibre mental résulte de la danse commune entre le corps et l'esprit. 

De cette manière, elle sait que l'abandon amoureux et la mort sont les seules finalités possibles. 

Mais comment se trouver lorsque l'on s'est abandonné à l'autre ? 
Ou comment accepter que cet autre n'existe pas ?

Bien qu'elle ne l'ai pas voulu au départ, la seule alternative qu'il lui reste alors est de mourir...

 "Je n’ai aucun désir de mort

 aucun suicidé n’en a."

Le spectacle 4.48 Psychose est un tango à trois voix portant en son sein une vérité que personne jamais ne profère : amour et mort permettent l'équilibre du corps et de l'esprit. 
Parfois, certains êtres humains ne trouvent pas ce besoin vital d'être aimé : le désespoir les pousse au suicide.

Le spectateur devient le témoin d'une vérité illuminant sa pensée et des conséquences qu'elle entraîne. 
L'acceptera-t-il comme la protagoniste ou choisira-t-il de la nier ? 
Certes, cette femme est un personnage mais elle n'en a pas moins de sentiments

L'altérité du temps tient une importance dans la pièce. 
Chaque tableau est comme le pli d'un rideau que l'on pourrait tirer au hasard, mais leur logique est telle que l'un est la conséquence ou la résultante du précédent. 
L'acceptation, l'apaisement sont des actions mentales et physiques difficiles à trouver et à supporter.

Aussi, la musique d'Astor Piazzolla devient porte-parole du corps perdu, seul ;
du corps malade, drogué par les médicaments ; 
du corps incapable de ressentir ;
du corps abîmé, mutilé ;
du corps absent. 
(2008)

Mise en scène : Nadège COSTE
Avec : Emilie BOULARD, Yann FARINEAU, Virginie WITTMER
Scénographie : Loïc DEPIERREUX
assisté de : Robert COSTE
Lumière : Emmanuel NOURDIN
Régie plateau : Soizic LAMBIN
Costumes : Nadia GODINO
assistée de : Berthe COSTE
Musique : Astor PIAZZOLLA (d'après "Tango Zero Hour")
Réalisation affiche : Jean-François METTEN

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